BIO

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Delphine Jonas écrit, co-écrit, conçoit et met en scène différentes pièces et performances dont Comment survivre en milieu hostile tempéré, SUM- Ergo sum incognito, Beastie Party, La juste fanfare à saisir, C.3.3, Autant viser la lune, MacGuffin Mélodie, Hareng rouge rodéo…
Ses recherches scéniques se concentrent sur les notions de groupe, de métamorphose et sur différentes propositions de nouvelles sociétés, réelles ou fictives, développées à un niveau théorique ou expérimental. Sa rencontre avec le milieu carcéral et psychiatrique, détenus et patients, s’inscrit dans cette quête de transformation individuelle et collective.
En tant que comédienne / performeuse elle a notamment travaillé avec Michel Jacquelin & Odile Darbelley, Art Point M, Catherine Baÿ, Felix Rückert, le collectif serbe TKH, Clegg & Guttman, Pierre Redon, Gurshad Shaheman.
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Après avoir suivi différents cursus en Art dramatique, Histoire et Histoire de l’art (DEA), Delphine Jonas poursuit sa formation théâtrale par le biais de stages et master classes (Performing arts, Actor Center, Londres, Joël Pommerat, Wadislas Znorko, Alexis Forestier…) et s’initie à la danse auprès de différents chorégraphes (Workshops avec Claudia Triozzi, Christian Rizzo, Michel Schweizer, Pé Vermeersch…). Elle publie notamment une biographie sur le dadaïste berlinois Raoul Hausmann intitulé Raoul Hausmann, l’isolement d’un dadaïste en limousin (1939-1975), éditions Pulim. Elle est titulaire d’un Master 2 de Mise en scène et dramaturgie (Paris Nanterre) et d’un DE de professeure de théâtre.
En tant que comédienne, elle cherche à collaborer plus particulièrement avec des plasticiens (performance/théâtre). Elle a notamment travaillé régulièrement avec Art Point M (Roubaix), Michel Jacquelin & Odile Darbelley (Ivry/Seine), puis ponctuellement le temps d’une performance avec Felix Rückert (Berlin), Catherine Baÿ (Paris), Clegg & Gutmann (New York), Philippe Quesne (une apparition), Pierre Redon (Creuse, œuvre sonore). Elle s’associe volontiers à des projets artistiques mettant en œuvre une réflexion sur sa propre pratique. Elle participe ainsi à Walking Theory, en collaboration avec le collectif d’artistes serbe TKH et devient membre du Gymnase nihiliste (Thibaut Croisy- CAC de Brétigny).
En tant que metteuse en scène, sa recherche se veut également transversale. Ses travaux explorent différents genres et disciplines (de la conférence au cabaret néo-burlesque en passant par la performance, la dérive urbaine, l’écriture et la photographie). Elle associe des artistes de différentes pratiques (danse- théâtre-musique- arts visuels), dans différents contextes, de l’espace théâtral traditionnel, la galerie à la ville entière. Depuis plusieurs années, elle développe également ses projets au niveau international (membre de l’IETM- collaborations à Bruxelles, New York, Athènes, Varsovie) dans un esprit de partage et de remise en question des savoirs et des pratiques.
Ses recherches actuelles se concentrent sur des propositions de nouvelles sociétés, qu’elles soient développées à un niveau seulement théorique SUM ? Ergo sum incognito ! (Performance 2018, Jeu de paume) ou qu’elles fassent l’objet d’une organisation Nous irons jusqu’au bout (Recherches et captations en cours sur des cités dites utopistes telles que Auroville Gaïa Calafou Villa El Salvador…). Pour sa dernière pièce/installation, C.3.3 (2020), elle se recentre sur l’individu en cherchant à capter, par l’intermédiaire des mots d’Oscar Wilde (De Profundis), les moments de suspension et de gestation nécessaires à la transformation. Cette recherche a abouti à une autre création initiée avec 14 personnes détenues du Centre pénitentiaire de Paris la Santé: Autant viser la lune.
Mêlant sa pratique à l’enseignement, elle dirige des ateliers, cours et stages de création théâtrale, d’improvisation auprès de différents publics (élèves de 6 à 77 ans), dans diverses structures publiques (Ecoles primaires, Lycées, Centre pénitentiaire Paris La Santé, Université polytechnique de Varsovie…).
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À PROPOS DE MA DÉMARCHE
L’ART COMME ESPACE DE RÉSISTANCE ←→ ANIME CE SPECTACLE DE MOTS RARES
(Anagramme exact, issu de la collection de Monsieur Matras)
A partir d’une recherche centrale, Comment survivre en milieu hostile tempéré, œuvre en évolution permanente, sorte de colonne vertébrale, d’autres propositions naissent et revêtent la forme de performances, actions/inactions, tracts, recherche photographique mais aussi cabaret, conférence, dérives...
La « blague » et « la règle du jeu » sont un point de départ, un outil particulièrement utilisés. Comment survivre est à l’origine une « blague numérique », une sorte de poème informatique initiatique censé permettre le développement de notre conscience individuelle puis collective. Pour chaque pièce, un ensemble de règles fixes et évolutives interviennent. Comment sortir et s’en sortir, Obsessions-Alignements ont également pour origine un ensemble de règles visant à dompter l’esprit. D’autres propositions continuent à investir le champ du lâcher-prise, à travers une danse festive, libératoire et débridée (Beasty Party, Johnny Versus Hamlet, Dreambox).