INFOS

portrait NB

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Après une formation en Art dramatique, Histoire et Histoire de lʼart, Delphine Jonas poursuit son apprentissage en suivant de nombreux stages ou master classes auprès de différents metteurs en scène et chorégraphes (Joël Pommerat, Wladyslaw Znorko, Claudia Triozzi, Christian Rizzo, Michel Schweizer, Pé Vermeersch…). En limousin, lors de ses études universitaires, elle découvre l’œuvre inclassable du dadaïste berlinois Raoul Hausmann puis publie un livre à caractère biographique sur son exil en France : Raoul Hausmann, l’isolement d’un dadaïste en limousin (Pulim 2002).

Dès 2001, en tant qu’interprète, elle collabore plus particulièrement avec des plasticiens : Art Point M (Quelques gens de plus ou de moins… etc.), Michel Jacquelin & Odile Darbelley (Le Grand feuilleton… etc.), puis ponctuellement le temps d’une performance ou d’un rôle avec Felix Rückert (United Kingdom Berlin), Catherine Baÿ (Blanche Neige), Clegg & Gutmann (2 types de révolte contre la raison), Philippe Quesne (une apparition dans Expérience n°4), Pierre Redon (Marches sonores), Bettina Attala (SITuation COMédie). Elle s’associe volontiers à des projets artistiques mettant en œuvre une réflexion sur sa propre pratique : Walking Theory, en collaboration avec le collectif d’artistes serbe TKH (Laboratoires d’Aubervilliers), Le Gymnase Nihiliste (Thibaut Croisy – CAC de Brétigny).

Dans le cadre de ses créations, elle explore la nature humaine, ses états de résistance, d’acceptation et de conscience, en mettant en jeu l’expérience de l’interprète comme du spectateur. Elle pose la question du Comment ? De la méthode à travers différentes séries: Comment survivre en milieu hostile tempéré? (13 performances), Comment sortir et s’en sortir (3 dérives). Ses propositions scéniques et parfois photographiques s’appuient sur des règles du jeu, des systèmes de contraintes servant de base à la composition. Sa dernière performance Sum? Ergo sum incognito! en collaboration avec le collectif RYBN (Galerie nationale du Jeu de Paume), s’est attachée, sous la forme d’une enquête performée, à comprendre et expérimenter avec le public le concept de « Sensorialité excentrique » développé par Raoul Hausmann pour proposer les bases d’une civilisation nouvelle. Avec C.3.3, une adaptation de De Profundis (Oscar Wilde) pour la scène, elle se focalise sur les états de suspension et de gestation qui germent lorsque la vie nous force à l’arrêt et à l’inaction.

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À PROPOS DE MA DÉMARCHE

 L’ART COMME ESPACE DE RÉSISTANCE ←→ ANIME CE SPECTACLE DE MOTS RARES

(Anagramme exact, issu de la collection de Monsieur Matras)

A partir d’une recherche centrale, Comment survivre en milieu hostile tempéré, œuvre en évolution permanente, sorte de colonne vertébrale, d’autres propositions naissent et revêtent la forme de performances, actions/inactions, tracts, recherche photographique mais aussi cabaret, conférence, dérives...

La « blague » et « la règle du jeu » sont un point de départ, un outil particulièrement utilisés. Comment survivre est à l’origine une « blague numérique », une sorte de poème informatique initiatique censé permettre le développement de notre conscience individuelle puis collective. Pour chaque pièce, un ensemble de règles fixes et évolutives interviennent. Comment sortir et s’en sortir, Obsessions-Alignements ont également pour origine un ensemble de règles visant à dompter l’esprit. D’autres propositions continuent à investir le champ du lâcher-prise, à travers une danse festive, libératoire et débridée (Beasty Party, Johnny Versus Hamlet, Dreambox).

 

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…  english version …

 

After studying Drama, History, History of Art, Delphine Jonas continued her theater training mainly with workshops and learned to dance with different choreographers (workshops with Claudia Triozzi, Christian Rizzo, Michel Schweizer, Pé Vermeersch …). In Limousin, she met the work of the Berlin Dadaist Raoul Hausmann and published a biographical book on Raoul Hausmann, l’isolement d’un dadaïste en limousin (PULIM 2002).

Since 2001, as an actress, she collaborates especially with visual artists and performers. She worked with Art Point M (Roubaix), Michel Jacquelin & Odile Darbelley (Ivry / Seine), and occasionally, for one performance, with Felix Ruckert (Berlin), Catherine Bay (Paris), Clegg & Gutmann (New York ), Philippe Quesne (an appearance), Pierre Redon (Marches sonores). She collaborates mainly with artistic projects implementing a reflection on her own practice. She participates in Walking Theory, in collaboration with the TKH group of Serbian artists (Laboratoires d’Aubervilliers) and become a member of the Nihilist Gymnasium (Thibaut Croisy- CAC Brétigny).

Her personal research is about states of resistance and acceptance, asking the question how ?, a question of method. She explores different genres, from writing to stage, disciplines and work with different constraints systems as a basis for creation, improvisation. For several years, she’s been also driving improvisation workshops for different participants (France, Poland), adopting a critical perspective on different methods (Dance, Theatre).

 

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ABOUT MY APPROACH

From a central research How to survive in temperate hostile environment, work in permanent evolution, a kind of spine, other proposals are born and take the form of performances, actions / inactions, leaflets, photographic research but also cabaret, conference , wanderings …

The « joke » and the « rule of the game » are a starting point, a tool. How to survive is, at the origine, a « digital joke », a kind of initiatory computer poem supposed to help us to develop our individual consciousness then collective. For each piece, a set of rules of the game are put on the shelf, fixed and evolutive. How to get into the world and deal with it, Obsessions-alignments also take as its starting point a series of rules aimed to tame the mind. Other proposals continue to invest the field of letting go, through a festive dance, liberating and unbridled (Beasty Party, Johnny Versus Hamlet, Dreambox).

 

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